- 06 janvier 2022
- | Source: Mobility Business Solutions
Record d'immatriculations de voitures d'occasion en 2021
80,9% de plus que les voitures neuves, revenant ainsi au niveau de 1985

En 2021, on a enregistré un nombre record d'immatriculations de voitures d'occasion. Les consommateurs ont clairement opté pour ces voitures l'année dernière, alors que les immatriculations de voitures neuves ont complètement chuté pour atteindre le niveau de 1985.
voitures particulières
En 2021, 709.605 voitures d’occasion (+7,5%) ont été immatriculées. C’est pratiquement 81% de plus que les voitures neuves (-10,1% par rapport à 2020 et même -29,5% par rapport à 2019), qui retombent au niveau d’il y a plus de 35 ans (1985-1986). De manière générale, les immatriculations de véhicules neufs sont en recul, tandis que le marché de l’occasion se porte bien.
Le mois de décembre a confirmé cette tendance: on note à peine 20.857 nouvelles immatriculations de voitures particulières pour l’année 2021. Cela représente un recul de 31,1% par rapport à 2020 (30.263 unités) et même de 38,2% par rapport à 2019 (33.738 unités). En décembre, le marché de l’occasion pour les voitures particulières représentait en revanche pratiquement le double de celui des voitures neuves puisque 53.169 voitures d’occasion ont été immatriculées. C’est 4,6% de plus qu’en 2020 (54.619 unités) et un peu moins qu’en 2019 (54.252 unités).
Filip Rylant, porte-parole de TRAXIO, résume la situation comme suit: "Après l’année 2020 marquée par le coronavirus, 2021 a de nouveau été une année très atypique; le marché a été complètement perturbé, cette fois en raison de problèmes de livraison de voitures neuves dus à une pénurie de semi-conducteurs. Les immatriculations de voitures neuves ont par conséquent chuté pour atteindre le niveau de 1985-1986! Le marché a reculé de 29,5% en deux ans. L’allongement des délais de livraison a contraint les consommateurs à trouver des solutions de rechange, et nous avons constaté un glissement net vers le marché de l’occasion. Celui-ci a culminé à 709.605 unités en 2021 – un record. L’écart entre le marché du neuf et celui de l’occasion n’a jamais été aussi important et était de près de 81% l’année dernière.
Cette tension pose peu à peu des problèmes sur le marché de l’occasion puisque l’immatriculation d’un nombre moindre de voitures neuves entraîne un arrivage moindre de voitures sur le marché de l’occasion. La demande étant supérieure à l’offre, les prix augmentent. Mais de bonnes nouvelles nous parviennent également des showrooms. Les carnets de commandes seraient bien remplis, mais les immatriculations sont restées en deçà de la normale à cause des problèmes de livraison. Plusieurs concessionnaires nous ont confirmé ne pas avoir connu une baisse de 10% de leurs ventes l’année dernière. Comme ces commandes seront honorées ultérieurement, le marché du neuf va se stabiliser, et nous allons connaître un pic – temporaire – du nombre d’immatriculations de voitures neuves, et l’effet sur le marché de l’occasion se fera aussi ressentir par la suite. Car une augmentation du nombre de livraisons de voitures neuves implique un afflux plus important de voitures d’occasion. L’offre va augmenter, mais la demande (et le prix) va baisser. Il faudra quelques années encore au marché des voitures neuves et d’occasion pour trouver un nouvel équilibre."
véhicules utilitaires légers et deux-roues
Une tendance similaire a été observée pour les utilitaires légers en décembre: 4.698 véhicules neufs (-22,3 %) et quelque 10.353 véhicules d'occasion (+16,0 %). Dans la catégorie des véhicules utilitaires lourds, seuls les tracteurs de +12 t sont dans le vert (+7,1% par rapport à 2020). Tous les autres segments ont subi un repli des véhicules neufs, et là aussi, le marché de l’occasion a nettement surperformé.
Les ventes de deux-roues ont diminué de moitié en décembre. A peine 604 motos neuves sont sorties des showrooms, soit une chute libre de -56,6%, portant le total annuel à un peu plus de 25.000 unités (25.374, -1,8%). Les motos d’occasion ont de nouveau enregistré de bons résultats en décembre, soit +5,8% (3.318 unités), et culminent à 80.667 unités pour 2021 (+6,6% par rapport à 2020 et +15,3% par rapport à 2019).
"Ce raisonnement vaut aussi largement pour les véhicules utilitaires légers et lourds. Pour les motos en revanche, nous avons observé une dynamique différente; les nouvelles immatriculations sont restées relativement stables ces dernières années, et le marché de l’occasion a particulièrement progressé pour atteindre plus de 80.000 unités immatriculées en 2021, soit plus de trois fois le nombre de motos neuves!", poursuit Filip Rylant.

Les speed pedelecs stagnent
Il est indéniable que l’été pluvieux a globalement pesé sur les immatriculations de speed pedelecs en 2021. Après un printemps prometteur, les chiffres ont en grande partie plongé dans le rouge à partir de juin, en dépit du retour des embouteillages à Anvers et Bruxelles. Si le mois de novembre avait tout de même amorcé une (brève) reprise, seules 731 unités ont été immatriculées en décembre, ce qui représente même une diminution de 13,16% par rapport à 2020 (841 unités).
L’année 2021 se clôture donc sur un bilan en léger recul par rapport à 2020: 12.377 unités contre 12.596 (-1,7%) l’année dernière. Par rapport à l’ère pré-coronavirus, on constate une régression de 7,8% puisque 13.417 unités ont été vendues sur la même période au cours de l’année 2019.

"Le marché des speed pedelecs semblait avoir passé sa croissance, mais nous enregistrions encore un marché pratiquement stable en 2021. Le nombre d’immatriculations reste quasiment inchangé par rapport à l’an dernier (-1,7%). On note une tendance baissière dans le segment des particuliers (-6,6%), qui représente encore 49,4% du marché. Pour ce qui concerne les entreprises et le leasing, qui représentent les 50% restants du marché, les entreprises se tournent davantage vers les formules de leasing qui les déchargent de tout souci et moins vers l’achat, de sorte que le nombre total d’immatriculations attribuables aux entreprises reste supérieur au niveau de l’année dernière. Cependant, le speed pedelec en tant que vélo d’entreprise (surtout en Flandre) ne rencontre plus le même succès qu’en 2019. Les marchands de vélos confirment que le speed pedelec, même en Flandre, reste un marché de niche, qui recèle certainement
encore du potentiel dans nos régions urbaines sujettes aux embouteillages."